Constat et papiers d'assurance après un accrochage

Malus après un accident responsable : comment le coefficient est-il calculé ?

Photo : Vladyslav Huivyk sur Pexels

En bref

  • Le malus repose sur un seul chiffre, le coefficient de bonus-malus (CRM). Il part de 1,00 à la souscription et évolue chaque année selon vos accidents responsables.
  • Un accident entièrement responsable majore le coefficient de 25 %. Un accident à torts partagés ne le majore que de moitié, soit 12,5 %.
  • Sans accident responsable, le coefficient baisse de 5 % chaque année, jusqu'à un plancher de 0,50.
  • Tous les accidents ne comptent pas. Vol, incendie, bris de glace, catastrophe naturelle, collision avec un animal, ou accident où un tiers est seul responsable : ces cas n'augmentent pas le coefficient.
  • Le coefficient est attaché à vous, pas à la voiture. Il vous suit d'un contrat à l'autre via le relevé d'information que votre assureur vous remet.

Qu'est-ce que le coefficient de bonus-malus, exactement ?

C'est un multiplicateur appliqué chaque année à la partie de votre prime qui couvre la responsabilité civile, c'est-à-dire les dégâts que vous causez à autrui. Le mécanisme est fixé par le Code des assurances, et non laissé à l'appréciation de chaque compagnie : toutes l'appliquent selon la même grille.

À la souscription d'un premier contrat, ce coefficient vaut 1,00. Il évolue ensuite chaque année à la date d'échéance du contrat, en fonction d'un seul critère : avez-vous été responsable d'un accident au cours des douze mois précédents.

Comment le malus est-il calculé après un accident responsable ?

Deux cas se présentent, et l'écart entre les deux est important.

Accident entièrement responsable. Le coefficient est multiplié par 1,25, soit une majoration de 25 %. Un conducteur au coefficient 1,00 passe donc à 1,25.

Accident à torts partagés, par exemple un constat où les deux conducteurs sont reconnus responsables à parts égales. La majoration n'est appliquée qu'à moitié, soit 12,5 % : le coefficient est multiplié par 1,125.

Ce coefficient peut grimper jusqu'à un plafond de 3,50 en cas d'accidents responsables répétés. Dans l'autre sens, il existe un plancher de 0,50 : au-delà, plus aucune année sans accident ne le fait baisser davantage.

Ce mécanisme touche tout le monde de la même façon, mais il pèse davantage sur un contrat qui démarre : un conducteur qui débute paie déjà une prime plus haute avant tout accident, et une majoration de 25 % s'applique alors à cette base déjà élevée. Le modèle à privilégier selon le budget et le risque réel d'un premier véhicule détaille ce que cela change concrètement dans le choix de la caméra.

Dashcam 4K avant-arrière avec GPS

Dashcam 4K avant-arrière avec GPS

Deux capteurs, image nette de nuit, position GPS horodatée.

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Est-ce que tous les accidents comptent contre le malus ?

Non, et c'est le point le plus souvent mal compris. Le coefficient ne bouge que si vous êtes reconnu responsable, en tout ou en partie, d'un accident impliquant la garantie responsabilité civile.

N'augmentent pas le malus : un vol du véhicule, un incendie, un bris de glace isolé, une catastrophe naturelle, une collision avec un animal, ou un accident où un tiers est identifié comme seul responsable. Dans ce dernier cas, c'est le coefficient de l'autre conducteur qui bouge, pas le vôtre.

Un délit de fuite dont vous êtes la victime suit la même logique : si le responsable est identifié, c'est son dossier qui porte la majoration, pas le vôtre. Le problème, dans ce cas précis, n'est pas le malus mais l'indemnisation de vos propres dégâts quand l'auteur reste inconnu.

Qui décide si vous êtes responsable, et à quelle hauteur

C'est là que tout se joue, et c'est une question d'appréciation du dossier, pas de calcul automatique. Le constat amiable, les traces matérielles et, parfois, une séquence vidéo permettent à l'assureur de trancher entre responsabilité entière, torts partagés, ou absence de responsabilité.

La façon dont un accident sur un parking brouille cette question illustre bien l'enjeu : sans élément clair, l'issue la plus fréquente est un partage des torts à 50/50, avec la majoration de 12,5 % qui l'accompagne pour les deux parties. Une version plus nette des faits peut parfois faire pencher le dossier vers une responsabilité unique de l'autre conducteur, ce qui vous évite toute majoration.

Une vidéo ne fait pas baisser un malus par elle-même : elle peut seulement aider le dossier à refléter la responsabilité réelle, quand elle est lisible et montre la manœuvre en entier. Ce qui rend une séquence réellement exploitable dans un dossier d'assurance dépend de l'angle de prise de vue et de la netteté de l'image, pas de la marque de l'appareil.

Il faut aussi se méfier des dossiers construits pour vous faire porter une responsabilité qui n'est pas la vôtre. Certains scénarios d'accident provoqué reviennent souvent et visent précisément à obtenir un constat qui vous désigne comme responsable.

Combien de temps un accident pèse-t-il sur le coefficient

Chaque accident responsable compte pour l'année où il survient. L'année suivante, s'il n'y en a pas d'autre, le coefficient recommence à baisser de 5 % selon la règle habituelle. Il n'y a pas d'effacement immédiat : le coefficient atteint après un accident reste la base de départ de l'année suivante, majoration comprise.

Le délai exact avant que l'historique complet d'un conducteur ne soit plus communiqué entre assureurs n'est pas abordé ici : non mesuré.

Questions fréquentes

Un accident sans tiers, comme une sortie de route seule, compte-t-il contre le malus ?

Oui, si vous êtes jugé responsable de cet accident au titre de la garantie responsabilité civile, même sans tiers impliqué.

Le malus augmente-t-il la totalité de ma prime ou seulement une partie ?

Il s'applique à la partie de la prime qui correspond à la garantie responsabilité civile, pas aux garanties optionnelles comme le vol ou le bris de glace.

Si je change d'assureur, mon malus repart-il à zéro ?

Non. Le coefficient vous est attaché et se transmet au nouvel assureur via le relevé d'information remis par l'ancien contrat.

Une vidéo de dashcam garantit-elle que je ne serai pas déclaré responsable ?

Non. Elle est recevable comme élément de preuve, mais c'est l'instruction du dossier qui tranche, pas la seule existence d'un enregistrement.

Deux accidents responsables la même année doublent-ils la majoration ?

Chaque accident responsable applique sa propre majoration au coefficient déjà atteint, donc l'effet se cumule sur l'année.

Pour aller plus loin

À propos de l'auteur

Vincent Castanier est le fondateur de DashcamX. L'idée lui est venue après un délit de fuite : le conducteur responsable est parti, et sans rien pour établir ce qui s'était réellement passé, l'accrochage lui a coûté cher. Il vend aujourd'hui les caméras qui lui auraient évité ça.

Cet article décrit le mécanisme du bonus-malus tel qu'il ressort du Code des assurances et de sources publiques consultées le 12 octobre 2026. Il n'est pas un conseil juridique ou assurantiel et ne remplace ni l'avis d'un professionnel ni les termes de votre contrat d'assurance.

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